Archives de Tag: Manosque

« Journées portes ouvertes », du 13 au 15 juin 2014 au Centre Jean Giono de Manosque


centre gionoAvec ses troisièmes « Journées portes ouvertes », du 13 au 15 juin 2014, le Centre Jean Giono de Manosque ouvre la saison estivale des manifestations consacrées à Jean Giono sur le territoire de Durance Luberon Verdon Agglomération en invitant le public à une série de manifestations, dont l’inauguration de sa nouvelle exposition : « Renaître. Jean Giono après la Grande Guerre ». Lire la suite

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Rencontre littéraire à Paris avec un auteur Alpin de Haute-Provence


N’oubliez pas de vous rendre à la librairie l’Harmattan, 21, rue des Ecoles, 75005 PARIS le jeudi 19 juin 2014 à 19h00 pour une rencontre littéraire avec Michel Servin, auteur manosquin.

Il nous parlera de son dernier roman « L’entretien froid », après le succès de « Drôle de paroissien » et de nombreux autres ouvrages, il nous transporte dans l’ambiance d’une petite ville de notre département à l’orée du siècle dernier. Captivant et une écriture parfaite. A lire de toute urgence. Lire la suite

Nouvelles du Centre Jean Giono


Exposition :

« Centre Jean Giono, 20 ans de créations », exposition littéraire et artistique, scénographie d’Edith Morin, présentée jusqu’au printemps 2013.

 

 

 

Théâtre : le Centre Jean Giono présente une adaptation du roman de Jean Giono « Regain », interprétée par les membres de l’association Handi Cap Evasion 04 composée de personnes handicapées sur le plan moteur et de valides.

Vendredi 21 décembre à 18h30, grande salle du Théâtre Jean le Bleu – Manosque. Entrée libre. Réservation 04 92 70 54 54

 REVUE GIONO

La Revue Giono n° 6 paraîtra dans le courant du mois de décembre 2012.

Au sommaire : Inédits et textes rares de Jean Giono (Préface inédite au Marin de haute mer ; Présentation et commentaires de La Flûte enchantée ; « Sur quelques sonates de Scarlatti » ; Journal inédit de Giono, 1954-1955.) Correspondance : Jean Giono-Maurice Jaubert. La musique dans la bibliothèque et la discothèque de Giono. Belles éditions : Paul Lemagny illustrateur de Regain (1947). Témoignage : Souvenirs inédits d’Élise Giono. Florilège : Maximes, réflexions et pensées de Jean Giono, choisies par Patrick Ollivier-Elliott. Cahier photo : Charles Martel, le notaire photographe de Sault. Études critiques : Andrée Lotey, « Jean Giono ou le chant du monde d’un romancier : des oreilles de dieu » ; Denis Labouret, « Giono et Mozart ». Année gionienne 2011-2012.

La foire aux santons de Sceaux et les santonniers « bas-alpins »


 La ville de Sceaux   organise cette année la 32ème foire aux santons qui regroupe les meilleurs artisans et créateurs santonniers, de Provence, bien entendu. Courez à cette foire qui se tient jusqu’au 16 décembre dans le jardin de la Ménagerie, ce rassemblement de santonniers est unique en région parisienne. Parmi les treize créateurs qui exposent et vendent des milliers de pièces, deux ont retenu notre attention: les santons Truffier-Douzon et les santons Gilli.

Ces santonniers travaillent dans la plus belle tradition du santon provençal avec des sujets très fins, soigneusement colorés, représentant tous les personnages des crèches provençales. Mais ils créent chaque année de nouveaux sujets pour enrichir leurs collections, toujours exécutés avec le même soin. Chaque nouveau personnage fait l’objet d’une étude documentée sur son costume, ses attitudes typiques, ses outils ou instruments pouvant  le caractériser au mieux.

Cette année, les santons Gilli présentent la Tricoteuse, l’Ânon, l’Âne debout (une figure traditionnelle de l’âne le représente couché près de la crèche dans laquelle sera déposé le petit Jésus le 25 décembre), le Cheval, la Fillette et le Garçonnet tenant un agneau, à asseoir sur un banc.

Les santons Gilli, 27, rue Grande, 04100 Manosque http://santons.gilli.free.fr

Les santons Truffier-Douzon ont créé cette année, en taille 7 cm, le Porteur d’eau, la Femme au balai, la Gitane au singe, l’Apiculteur, le Maçon et sa brouette, la Bergère et ses agneaux, les Enfants, plusieurs animaux et le Pompier que vous pouvez voir ici, la moustache fournie, fièrement appuyé sur sa hache.

Les santons Truffier-Douzon, chemin de Saint-Anne, 04800 Gréoux-les-Bains http://santons-truffier.fr

Comme vous avez pu le voir, ces deux santonniers travaillent dans le département des Alpes de Haute-Provence, raison pour lesquelles nous avons choisi de vous les présenter. Il y a donc certes un peu de chauvinisme, mais surtout beaucoup d’admiration pour leur beau travail. A eux deux, ils présentent quelques milliers de pièces d’une irréprochable qualité.

Conférence de Christian MORZEWSKI sur Jean GIONO


Quelques notes sur la conférence de Christian MORZEWSKI sur Jean GIONO du 4 mai au Centre Premier HSBC.

Christian MORZEWSKI, professeur en langue et littérature française contemporaine agrégé de lettres modernes, préside l’université d’Artois. Spécialiste du roman français de l’entre-deux-guerres et des questions de régionalisme littéraire, il est l’auteur de plusieurs ouvrages et études sur les romanciers français du XXème siècle et sur le roman contemporain. Il est rédacteur en chef des Cahiers Giono, et a assuré l’édition critique de différentes œuvres de Giono, Bosco, Ramuz dont il a édité les derniers romans dans la Pléiade. Il a organisé plusieurs colloques internationaux (dont cinq à l’université d’Artois et un en Chine, à l’université de Nankin) sur Albert Camus, Maxence Van der Meersch, Richard Millet…

Giono, conteur

Jean Giono (1895-1970) s’apparentait à un conteur oriental (selon André Gide, si l’on avait créé un concours d’audience en racontant des histoires, c’est bien Giono qui l’aurait gagné). Giono possédait une vraie puissance d’affabulation, de fabulation ; Il a été ce « menteur magnifique » qui a inventé une recette de cuisine totalement improbable. Ce talent de conteur lui a valu plus d’un déboire. « L’homme qui plantait des arbres », emblème écologique avant l’heure, traduit bien la puissance de la parole et du récit chez Jean Giono. Jean Giono l’a écrit dans le cadre d’une commande du Reader Digest autour du thème «l’homme le plus extraordinaire que j’ai jamais rencontré ». L’ouvrage rencontre un immense succès. Le Reader Digest fait une enquête sur l’existence de Elzeard Bouffier. Giono livre des détails dont un enterrement à Banon, le Reader Digest voit d’un mauvais œil que Giono ne se soit pas conformé à la demande en racontant l’histoire d’une véritable personne. Pierre Citron son grand biographe raconte le double contrat d’édition Gallimard/Grasset.

Déni de Provence

Jean Giono entretenait un déni de la Provence et écrivait « J’aime ce pays qui ne me convient pas ». Il aurait aimé vivre en Ecosse pour la pluie et la brume. Il n’aimait pas le mot « Provençal » et tout le champ lexical qui l’accompagne : lavande, pastis, cigale. Ce vocabulaire est d’ailleurs absent de ses textes. On ne parle de lavande dans que « Le Grand Troupeau » (1932) pour indiquer que l’essence de lavande servait à dégraisser les obus. Caractère qui l’oppose bien sûr à Pagnol et Mistral. Giono considérait cette exaltation de la Provence un peu ridicule et superficielle. Jean Giono a entretenu des rapports difficiles avec Pagnol, suite notamment à des emprunts peu élégants (Angèle/ « Un de Beaumugnes » , « La Fille du boulanger »).

Les origines

Jean Giono est d’une origine sociale modeste. Il doit quitter l’école très tôt pour devenir chasseur (coursier) au Comptoir d’Escompte de Manosque. Avec les deux sous que lui donne sa mère par semaine, il ne peut s’acheter les ouvrages trop coûteux des contemporains. Et pourtant, il lit tout et surtout les classiques en éditions bon marché. La bible notamment, dans laquelle il voit davantage un livre d’histoires et de mythologie qu’un ouvrage religieux. Son grand Père, Jean-Baptiste, était Carbonaro. Il a fui l’Italie comme Angelo dans le « Hussard sur le toit ». Jean adopte dans ses premiers ouvrages la posture du protecteur guérisseur. Au cours d’une convalescence à Corbières il découvre le panthéisme, la proximité entre l’homme et la nature.

Tenir la guerre à distance

Jean Giono va connaître la terrible expérience de la boucherie de Verdun. Parmi les écrivains, il est probablement celui qui a vraiment vécu l’enfer des tranchées, le chemin des Dames, les gaz, les mutineries, Nivelle… et paradoxalement il ne fera pas profit littéraire de la guerre comme ont pu le faire Dorgelès ou Barbusse.

Jean Giono est antimilitariste, c’est un pacifiste. Il revient de la guerre traumatisé. Il précise bien qu’il n’a tué personne (comme mon père ndlr). Il va exorciser cette violence dans « Un roi sans divertissement », « Les âmes fortes », qui font figure de catharsis dans son œuvre immense.

L’incompréhension

Au Contadour, avec 50 personnes, des ouvriers parisiens, des intellectuels, Jean Giono découvre les Vraies Richesses. Il se prend au sérieux, se fait piéger dans un pacifisme extrême. René Char a dit « Le Gionisme est la maladie de ceux qui ont la Gionisse » Jean Giono croit dans le pouvoir de la parole pour éviter le pire, et sera mal entendu. L’incompréhension, et quelques maladresses (publication dans la Gerbe des « Deux cavaliers de l’orage », un reportage sur Jean Giono dans Signal), lui vaudront des ennuis après la Seconde Guerre Mondiale. Il va être incarcéré à Marseille, 8 mois à Saint Vincent les Forts. Gide a déployé tous ses efforts pour le faire libérer. Jean Giono publie « Un roi sans divertissement », « Mort d’un personnage », le cycle du Hussard. Aragon en fera  interdire de publication. Son dernier roman sera « L’iris de Suse ».

Marie-Hélène Moittier

Giono à Manosque


Vous avez apprécié la conférence de Christian Morzewski sur Jean Giono, pour ceux qui n’ont pu y assister, vous en avez eu un compte-rendu dans notre bulletin. Prolongez votre plaisir en assistant aux « Rencontres Giono 2011 » à Manosque. Cliquez  pour avoir le programme.

Rencontres d’été 2011: visite du chantier ITER et du CEA de Cadarache


Nos rencontres d’été se dérouleront le jeudi 4 août 2011 sur le site ITER et CEA à Cadarache selon le programme ci-dessous.
Programme de la journée
10h30: Accueil à l’Accès chantier (accès chantier sur la RD 952 en direction de Vinon-sur-Verdon). Parking véhicules personnels
10h35-12h: conférence et visite « Les recherches sur la fusion et les enjeux d’ITER » 12h15: Formalités d’entrée sur le site du CEA
12h30-14h00: Déjeuner dans les salons du CEA
14h15-15h45: Présentation et visite des installations du CEA/Cadarache
15h45: Fin de visite et retour au parking
Les inscriptions sont prises jusqu’au 14 juillet 2011 avec chèque de réservation obligatoire pour le repas (23€) selon le  bulletin inscription rencontres été 2011 ci-joint adressé à: Jean-Claude Allard, 5 allée de Malézieu 92290 Chatenay Malabry
Attention pour votre réponse, nombre de places limité