Des femmes et un journal : La Valette à ses poilus


Des femmes et un journal : La Valette à ses poilus

Lecture d’archives par la Mobile Compagnie

Le Jeudi 12 mai 2016 à 19 h Salle du Conseil de la mairie de Thorame-Basse

lecture darchiveEn un peu plus de quatre ans, 60% de la population active a été mobilisée pour la guerre. Ce sont des milliers d’hommes qui quittent leur famille et leur emploi.  Les femmes vont devoir remplacer la main d’œuvre masculine pour gagner leur vie. Les paysannes n’ont pas commencé à travailler en 1914. Leur « mobilisation » a commencé bien avant la guerre mais celle-ci a amplifié leurs activités et leurs responsabilités.

Cette lecture évoque le quotidien durant la Grande Guerre d’un hameau de Thorame-Basse, La Valette, et de ses femmes. Certaines d’entre elles vont notamment rédiger un journal destiné à aider leurs poilus à tenir. Ce bi-mensuel, envoyé gratuitement aux soldats et facturé 20 centimes aux civils était entièrement recopié à la main. Chaque poilu était encouragé à renvoyer son exemplaire avec ses commentaires.
Le premier numéro parait le 8 août 1915, cinquante autres suivront jusqu’en mai 1918.

Entrée gratuite

Histoire de la vallée de Barcelonnette


Après le succès de son premier tome sur la vallée de Barcelonnette dont nous avons publié une recension sur ce blog, page « bibliogr2016 03 12 livre sur ubayeaphie », Xavier Balp a continué sont travail d’érudit et de passionné et publie aujourd’hui le tome II intitulé « Du traité d’Utrecht à la
Révolution ».

La vallée s’est réjouie de son intégration à la France, mais elle est intégrée à un régime fiscal plus lourd, et les guerres françaises deviennent ses guerres. Quant à ses anciens compatriotes piémontais ils pouvaient dès lors devenir ses ennemis, alors qu’ils étaient depuis plus de trois siècles comme des frères. Ses soldats et sa milice étaient appelés à participer, au plus près comme au plus loin, aux combats de la France.

Avec la joie d’être français, c’était aussi la peine de perdre un peu de sa liberté, et de voir la vie devenir un peu plus dure. Après Louis XIV le roi-soleil, le roi Louis XV appelé le Bien-aimé était devenu à la fin de sa vie le mal aimé; une rancœur qui aura tendance à se reporter sur son successeur Louis XVI, pourtant lui aussi bien aimé au début. Le centralisme devenait exagéré. Le parlement de Provence et les autres ont un droit de remontrance, mais ils ne sont pas toujours écoutés. Le peuple souffre et il commence à avoir faim. Un climat lourd qui laisse envisager des réactions profondes. une époque intéressante à découvrir.

Xavier Balp, Vallée de Barcelonnette, Ubaye, Ubayette, Haute-Provence, tome II, >Du traité d’Utrecht à la révolution, 186 pages, 19,50€ franco de port

Ouvrage à commander à : Xavier Balp, 302, avenue Jean Jaurès, 69007 LYON accompagné d’un chèque de règlement de 19,50€ à l’ordre de Xavier Balp. Expédition par retour de courrier

La route des Lavandes


lavandeLa lavande est considérée comme l’une des plantes représentatives de la Provence et de la Haute-Provence, à côté du thym, du romarin, du safran et … d’un kilo de figues ainsi que le chantait Gilbert Bécaud. En fait, la « vraie »lavande ou lavande fine pousse naturellement au-dessus de 700 à 800 mètres d’altitude et l’on peut la trouver au-delà de 1200 mètres. C’est donc une plante de Haute-Provence, mais aussi des Alpes. Très robuste, elle résiste à la sécheresse, mais aussi au froid et à la neige.

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Musée de la lavande à Digne les Bains

Dans la montagne du Cousson, au-dessus de Digne-les-Bains, les touffes de lavande côtoient les mélèzes jusqu’à 1500 mètres. La lavande du Cousson contribuait à une activité économique dont les bénéfices étaient répartis entre les cueilleurs qui obtenaient le droit de la cueillette par adjudications faites chaque année par les Eaux et Forêts, et les propriétaires de distillerie. Le musée de la lavande à Digne, sur le boulevard Gassendi retrace toute cette histoire et Digne s’enorgueillit du titre de « capitale de la lavande ». Lire la suite

Le Valais et le loup


 

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Illustration: Justine Tardy        site Diaposon centre de médiation

Le loup est un sujet brûlant dans le département. Notre site n’a jamais traité de cette question. Non que nous soyons désintéressés, car nous suivons les débats. Nous savons tout simplement qu’il s’agit d’un problème majeur, qu’il est étudié par des experts sérieux, mais qu’il y a aussi des polémistes patentés qui interférent. Dans ce climat, notre ambition est de comprendre, donc d’écouter les premiers et de leur poser des questions sans pour autant être la cible des seconds.

Ce problème est aussi présent dans des pays voisins, et nous donnons ci-dessous un lien vers un article du quotidien suisse le Temps qui décrit la situation dans le Valais. Nous le complétons par un lien vers un site consacré à : « L’écologie des carnivores et la gestion de la faune sauvage« . Chacun pourra y trouver des informations pour approfondir ses connaissances sur ces problèmes, dans l’espoir que l’objectivité soit toujours présente dans les esprits.

http://www.letemps.ch/suisse/2016/03/08/valais-veut-peau-loup-restriction?utm_source=Newsletters&utm_campaign=935c2db66c-generale&utm_medium=email&utm_term=0_56c41a402e-935c2db66c-109479013

http://kora.ch/index.php?id=1&L=2

 

Bibliographie: lire ou offrir, le livre objet de culture et de plaisir. Les métiers d’autrefois


Alpins de Haute Provence à Paris

Ces métiers d’autrefois qu’Albert Manuel (1910-1991) raconte ici, il les a bien connus pendant son enfance et son adolescence dans sa famille paysanne aux Maisonnettes, au-dessus de Faucon de Barcelonnette, où les travaux agricoles marquaient le déroulement de saisons, où des artisans itinérants venaient proposer leurs services : (cordonnier, rempailleur, rétameur, …), où chacun savait être autonome pour scier en long des troncs, préparer laine et chanvre; entretenir voire fabriquer des outils, etc.

Albert Manuel donne de ces métiers une description qu’il appuie sur son sens précis de l’observation mais aussi sur la pratique qu’il a pu en avoir: établi forgeron à partir de 1937, il avait de son métier une vision extensive et maîtrisait quantité de tours de main concernant d’autres métiers que le fer.

15x21cm, 80 pages, photos et dessins d’outils et de gestes. Coédité avec Alpes de Lumières. 1993. 9,15Euros

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Concours international autour de l’étoile de Saint-Vincent


Le webzine Digne ma ville organise, du 1er mars au 1er septembre 2016, en partenariat avec l’UNESCO Géoparc de Haute-Provence, le 1er concours international d’art postal sur le thème de l’Étoile noire de Digne-les-Bains (Provence).

L’Etoile de Digne est un bijou traditionnel dignois imaginé par le bijoutier Antoine Colomb au XIXe siècle. Un temps oubliée, cette étoile à la forme unique au monde et composé d’un fossile vieux de 200 millions d’années serti dans son écrin de métal précieux, la pentacrine, redevient source d’inspiration pour les artisans du dignois.

Ce concours s’achèvera par une exposition de toutes les oeuvres reçues, un prix du jury et du public avec plusieurs surprises pour les gagnants et enfin le don de l’ensemble des œuvres à une association locale qui pourra les vendre en faveur du Téléthon 2016.

Nous attendons votre création avec impatience !

Infos et règlement sur le site de Digne ma ville

http://www.dignemaville.fr

Pour vous inspirer vous pouvez lire la brochure éditée par la musée de Digne les Bains étoile de Saint-Vincent Digne

ou bien le livre de Viviane Hervois

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Exposition aux Archives départementales


Les expositions organisées par les Archives départementales en cette fin d’année ou comment faire vivre le patrimoine archivistique des Alpes de Haute Provence

Les missions des Archives départementales sont : collecter, conserver, classer, communiquer et mettre en valeur. C’est dans le cadre de cette dernière mission que sont régulièrement proposées au public des expositions gratuites mettant en valeur le patrimoine archivistique départemental, à l’initiative du Directeur Monsieur Labadie qui les crée, les organise et les coordonne. Il s’appuie pour cela sur ses recherches personnelles, souvent complétées par le travail et les recherches du personnel des archives, et notamment du service éducatif.

Nous avons déjà eu l’occasion d’évoquer, sur ce site, certaines des expositions précédentes. Depuis l’année dernière, et jusqu’en 2018, il a été décidé de proposer une exposition qui évolue au cours de ces 4 années sur la 1ère Guerre mondiale.

  1. L’exposition annuelle

vign_exposition-15-16...-l-enlisement-et-verdun_imgEn cette seconde année du centenaire, les Archives départementales ont donc décidé de consacrer une exposition sur l’enlisement de la Guerre à Verdun en 1915-16, visible jusqu’au 30 août 2016 : « 1915-1916 : l’enlisement et Verdun ».

Après les pertes colossales des premiers mois de la Guerre, la mortalité diminue en 1915 et fortement en 1916, malgré les grandes batailles. L’attente devenant pesante pour tous : le poilu lit et écrit, ainsi que sa famille et ses amis, il dessine, il photographie et parle de « sa guerre ». Et c’est le sujet présenté par l’exposition au travers de témoignages, lettres reproduites, instruments médicaux utilisés, équipements…

  1. L’exposition complémentaire

En parallèle, est également organisée une exposition intitulée « la seconde bataille des Alpes et les combats de l’Ubayette (hiver 44-printemps 45), par l’association « secteur fortifié du Dauphiné », visible jusqu’au 24 décembre 2015.

Elle évoque les combats et la vie quotidienne en Ubaye en 1944-1945 au travers de photographies, d’uniformes, d’armes d’époque. Y sont également associés des croquis, dessins et aquarelles réalisés par Maurice Passemard acquis en mars 2015 par les Archives départementales.

vign_la-seconde-bataille-des-alpes_imgCe dernier a participé aux combats de l’Ubaye en 44-45 en tant que soldat du 99ème régiment d’infanterie alpine et ses documents sont autant d’illustrations concrètes qui nous touchent. On soulignera la qualité des aquarelles qui permettent de donner vie à certaines scènes de la vie des soldats.

Les Alpes ont été le témoin de deux batailles : la première avait été marquée par la résistance des armées françaises aux assauts des forces italiennes en juin 40. La seconde, quant à elle, englobe les combats de libération dans les Alpes qui débute en automne 44 avec l’installation des unités françaises face aux troupes allemandes et italiennes qui occupent les crêtes et cols frontières alpins (du col de Tende au col du petit St Bernard).

Le statu quo demeure tout l’hiver qui est marqué par des activités de patrouilles, des accrochages et quelques coups de main.

C’est au printemps que les troupes françaises mènent des opérations afin de dégager des passages vers l’Italie. Mais, seule la dernière attaque dirigée sur le col de Larche, conduite du 22 au 26 avril, aboutit au contrôle de la zone et au rejet des troupes ennemies en Italie. Dans ce secteur, le dispositif allemand et italien s’appuie sur les forts de Roche-la-Croix et de Saint-Ours et sur le village de Larche. La 6e compagnie de Maurice Passemard s’empare avec le 159e RIA et le 9e Dragons du fort de Roche-la-Croix. Le lendemain, c’est au tour des forts de Saint-Ours de tomber. Le 26 avril, les chasseurs du 24e BCA atteignent Larche. Dès lors, le département des Basses-Alpes est libéré.

Le lendemain, les troupes françaises avancent en Italie et où elles combattent jusqu’à la capitulation italienne, le 2 mai 1945. Le 31 octobre 1945, à Montmélian (Savoie), le 99e RIA est dissous.

Au total, l’armée des Alpes compta 1 500 tués, disparus ou blessés.

Pour conclure, une fois de plus, nous vous conseillons d’aller visiter ces expositions très bien construites et nous saluons dans le même temps le travail réalisé et la coopération des services des Archives dans la réalisation de cet article (notamment Lucie Chaillan, animatrice du service éducatif et des actions culturelles).

Amandine Tormento