Archives de Catégorie: Voyages

Vallée de l’Ubaye


Le Brec du Chambeyron domine majestueusement la vallée de l’Ubaye

Du col du Longet à Pontis, glaciers et rivières ont tracé une vallée jalonnée de gorges, la Reissole, le Pas de l’Echelle, les clues de Méolans et le redoutable Pas de la Tour encadrant des bassins encaissés ou largement ouverts au soleil comme celui de Jausiers aux Thuiles qui abrite la ville de Barcelonnette. La variété des paysages mérite à elle seule une visite, en voiture certes, de village en village, avec une excursion vers les cols pour les plus courageux qui n’hésitent pas à tenir le volant dans les lacets des cols d’Allos ou de Restefond. Mieux encore, il faut savoir enrichir ce voyage de courtes marches pour rejoindre un point de vue ; avancer, à la rencontre d’une chapelle, sur les traces des pèlerins de jadis ; arpenter les calmes allées d’un cimetière à la rencontre de l’histoire des Ubayens et à la découverte de leurs patronymes caractéristiques. Lire la suite

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Voyage au Canada de nos amis Alpins de Haute-Provence



Le vendredi 23 novembre plus d’une vingtaine d’alpins de Haute Provence se sont réunis au restaurant du Moulin Vert pour participer à une projection numérique sur le Québec.

Nous avons donc accompagné durant une trentaine de minutes Régine et Gérard dans leur périple nord-américain chez nos « cousins d’Amérique ».

Nous avons ainsi visité Montréal  » la britannique », première métropole québécoise, et seconde ville francophone au monde après Paris. Montréal est une ville typiquement américaine avec ses rues en damiers, son centre ville aux nombreux gratte-ciels, ses quartiers très animés et ses vastes espaces verts. Ce qui nous a plu: la ville souterraine et le stade olympique à côté duquel se trouve un très beau jardin botanique.

Puis nous avons rejoint la ville de Québec « la française ». C’est une des plus anciennes villes d’Amérique du Nord qui est parfaitement conservée. Elle est classée comme ville du patrimoine mondial par l’UNESCO. Un de ses principaux attraits est le Vieux-Québec.

Québec a vraiment un air de France avec ses rues d’Auteuil, des Remparts ou de la Canoterie. Sur le continent nord américain, c’est une vraie curiosité. Les maisons sont à l’image de ce qu’on peut trouver dans les villes fortifiées de Bretagne comme Saint Malo. Nous avons apprécié la terrasse Dufferin et le château de Frontenac.

Nous avons longé ensuite les rives Sud de l’immense fleuve Saint Laurent qui vers l’Est ressemble davantage à une mer.

Nous avons fait une pause au parc du Bic qui n’est pas un grand parc, mais est considéré comme l’un des plus beaux parcs du Québec. Nous avons donc emprunté le sentier qui suit le littoral le long du Cap à l’orignal où nous avons fait une agréable rencontre avec maitre goupil. Anses, falaises et plages font partie de ce paysage unique et spectaculaire.

Nous avons poursuivi notre route pour faire le tour de la Gaspésie qui par certains côtés ressemble à la Bretagne. Puis nous avons fait étape au parc national du Forillon qui offre un décor impressionnant où se côtoient les montagnes, les prairies parsemées de fleurs sauvages, les plages de galets bordant les petites anses, ainsi que les falaises escarpées surplombant la mer. Le parc du Forillon accueille d’importantes colonies d’oiseaux de mer, notamment des cormorans, des mouettes tridactyles et des petits pingouins.

Nous avons aimé le village de Percé et son majestueux rocher, petit Saint Tropez québécois, ainsi que la balade sur l’île de Bonaventure avec sa magnifique colonie de fous de Bassan.

Nous avons alors poursuivi notre chemin jusqu’au parc national de Miguasha, où nous attendaient depuis fort longtemps des poissons et des plantes fossiles racontant la vie telle qu’ elle était il y a quelques 380 millions d’années. Ce site est depuis décembre 1999 recensé au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Ensuite nous avons parcouru le cœur de la Gaspésie dont le nom provient du mot Gespec d’origine Micmac qui signifie là où la terre se termine ; la Gaspésie est authentique et mérite le voyage, que ce soit pour ses habitants ou pour la beauté de ses sites. La chaîne appalachienne des Chic-Chocs en constitue l’épine dorsale.

La Gaspésie fut aussi le lieu de nombreux combats franco-anglais qui mirent la région à feu et à sang.

La création de la réserve faunique des Chic-Chocs, en 1949, visait à créer une zone tampon au parc de la Gaspésie tout en préservant un territoire exceptionnel pour la faune et en permettant une meilleure utilisation du territoire.

Nous avons eu la chance de gravir le mont Albert, où les randonnées y sont incroyables mais sportives. Il ne faut pas avoir le vertige.

Un ranger nous a fait pénétré dans la forêt profonde à la recherche des orignaux ou élans.
Prolongeant notre pérégrination, nous avons traversé le Saint Laurent à hauteur de Matane dans une brume compacte grâce au traversier (bateau) qui assure la liaison quotidienne avec l’autre rive, en vue d’atteindre Tadoussac, site exceptionnel d’où l’on a un panorama étendu de l’embouchure du fjord du Saguenay.

Le charme de ce bourg, dans ce cadre superbe en fait une destination très appréciée. On peut dire que le village a su garder son authenticité.

De Tadoussac, nous avons pu observer de nombreuses baleines au moyen d’un zodiac, notamment le grand rorqual ou baleine bleue, le petit rorqual, les belugas blanches…

Un peu plus loin, au domaine du Sacré Cœur, nous sommes partis à la rencontre de l’ours noir avec une guide aussi originale et sympathique que son grand bus vert !

Dans le parc du Saguenay nous avons découvert la démesure du temps et de l’espace en un lieu où la nature a déployé des forces colossales pour créer un fjord.

L’austérité des paysages du fjord s’adoucit grâce aux havres naturels qui découpent ses côtes.

Des paysages grandioses d’une exceptionnelle beauté se sont dévoilés, et au rythme des marées, les rives douces des baies et des anses se sont couvertes et se sont découvertes.

Par la suite nous avons rejoint notre ami Marcel Laprise qui habite rue Laprise à Saint Honoré, ça ne s’invente pas!

Notre ami grand voyageur nous a reçu avec une cuisine locale des plus constituantes, puis nous a conduit dans le parc des Hauts Folins où les arbres, érables et autres feuillus, arboraient leur robes aux couleurs provençales, sang et or.

Au lac Saint Jean , nous avons partagé l’intimité de nombreuses espèces d’animaux vivant en semi liberté dans les espaces naturels importants du parc zoologique de Saint Félicien.

Nous avons pu y observer plus de 450 espèces, du caribou au castor en passant par le loup ou l’ours blanc ou noir; et revivre la vie des pionniers dans des reconstitutions de bâtiments d’époque.
Après avoir quitté notre hôte chaleureux, nous avons mis le cap vers d’autres grands espaces.

Nous avons fait étape à Anse Saint Jean, perdu au bout d’un fjord, où se trouve d’ailleurs un magnifique pont couvert qui figure sur le billet de mille dollars canadien, et une auberge du bout du Monde.

Nous avons randonné dans le parc national des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie qui constitue l’un des plus beaux monuments naturels du Québec.

Il tire son nom de la présence d’un réseau de vallées profondément découpées dans un écrin de hautes montagnes. L’importance des dénivellations, l’esthétique des paysages et le tracé particulier de la rivière Malbaie font de ce site un lieu unique dans tout l’Est du Canada, au cœur de la Réserve mondiale de la biosphère de Charlevoix.

Au parc des grands jardins nous avons échangé notre tente de camping habituelle pour une cabane de trappeur au bord d’un lac comme on en rêve!

Ce parc est un véritable jardin à l’anglaise dans lequel nous avons pénétré au centre d’une forêt d’épinettes noires sur un tapis de lichens, entrecoupée de multiples lacs.

Cette végétation arctique abrite d’intéressants troupeaux de caribous et d’élans, également des tétras, des ours noirs que nous avons eu l’occasion d’apercevoir au détour d’un sentier.

L’émerveillement est garanti dans un décor plus saisissant que jamais, nous offrant des points de vue exceptionnels sur la vallée et les nombreuses parois rocheuses.

Nos pas nous ont mené jusqu’à la basilique de Sainte Anne de Beaupré où

plus d’un million et demi de visiteurs et de pèlerins viennent chaque année exprimer leur dévotion à la mère de la Vierge, à laquelle est consacré ce site depuis le milieu du XVIIème siècle. Les mosaïques de la voûte, éclairées par quelque 240 vitraux, nous ont raconté les principaux épisodes de la vie de Sainte Anne.

Une visite s’imposait au parc de la Jacques Cartier. Ce parc situé dans le massif des Laurentides à moins de 30 minutes de Québec, nous a offert un paysage époustouflant, marqué par le contraste attirant d’un vaste plateau montagneux fracturé par des vallées aux versants abrupts. La plus spectaculaire d’entre elles, la vallée de la Jacques-Cartier, présente un encaissement de plus de 550 m, où serpente une très jolie rivière. Sa forêt de bouleaux jaunes, d’érables à sucre et d’épinettes noires inspire la paix. Plusieurs randonnées dans ce site majestueux nous ont fait rencontrer de nombreux orignaux, découvrir les castors bâtisseurs, le porc épic, le mésangeai familier et le tétras peu farouche, pour ne citer que ses espèces.

Nous avons finalement rejoint Montréal en empruntant la vallée de Richelieu, les yeux encore remplis de paysages naturels, grandioses et captivants.

Bien sûr nous avons terminé la soirée au tour d’une bonne table et goûté au beaujolais aimablement offert.

La vie d’Alexandra David-Néel


Ce soir à 20h35 sur Arte, la fiction J’irai au pays des neiges revient sur la vie d’ Alexandra David-Néel. Cette grande exploratrice et mystique a vécu plusieurs dizaines d’années en Asie, mais aussi trente ans à Digne les Bains où elle mourra à plus de cent ans. Sa mémoire est conservée dans sa maison de Digne les Bains transformée en centre culturel tibétain.

© Copyright Centre Culturel Alexandra David-Néel.

Le musée de la vallée de l’Ubaye à Barcelonnette


Nous relayons avec plaisir la lettre d’information du musée de la vallée de l’Ubaye situé à Barcelonnette. Le musée lance l’étude d’un nouveau projet muséographique destiné à mettre en valeur la mémoire de l’émigration ubayenne (dont certains d’entre nous à la Société fraternelle des Alpins de Haute-Provence à Paris sommes des témoins vivants!). Nous suivrons donc avec attention ce projet qui doit nous amener dans toute la France mais aussi, bien entendu vers les Amériques.

Un beau livre sur notre « pays »


Vient de paraître

« La voix des hauts lieux »

interprétée par Jean-Claude Barbier


Devinette : quel est ce lac ?

Eloge de la haute Provence et de la marche à pied.
Récits de balades, poèmes, réflexions, nouvelles

(dans l’esprit des « Alpes à la provençale » et de « Errance en Provence »),

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15 août à Senez


Aujourd’hui, 15 août, je viens d’emprunter la mythique route nationale n° 85, appelée aussi route Napoléon, en souvenir du passage de l’empereur en 1815, lors de son périple de Golfe-Juan à Grenoble.
Accompagnée par le chant strident des cigales, je m’élance sur cette route créée en 1930 et qui retrace l’épopée fantastique de l’empereur.

Parmi les nombreux villages traversés en Haute-Provence, il y en a un qui retient mon attention, celui de Senez, à quelques kilomètres de Barrême.

Je le découvre en m’écartant de moins d’un kilomètre de la route principale, après être passée sur un petit pont romain.

J’apprendrais plus tard, en discutant avec le président des « Amis de la cathédrale » que ce petit village abrite quelques 170 âmes et possède une longue histoire. Il est cité épiscopale à partir du IV° siècle, avec un palais épiscopal qui sera confisqué à la Révolution. Ce palais est aujourd’hui découpé en appartements privés, mais conserve une certaine prestance. Sur la petite place entourée de platanes, l’église de Senez, cathédrale du XII° siècle, est aujourd’hui l’une des plus anciennes églises romanes de Haute-Provence. Avec son portail sculpté et son cadran solaire, l’édifice est une pure merveille qui me surprend. Lire la suite

Impressions de voyage dans les Basses-Alpes


Je vous propose aujourd’hui la lecture de Impressions de voyage dans les Basses-Alpes, le savoureux récit de voyage d’un fonctionnaire des recettes publiques qui devait faire chaque année « Une tournée (supprimée depuis comme parfaitement inutile) me forçait, tous les ans et en plein hiver, d’aller en quinze jours de Saint-Paul à Valensole, avec un temps d’arrêt de vingt-quatre heures au moins dans chaque canton, pour arrêter les écritures« . Ce voyage, entrepris en décembre 1861, s’effectuait en diligence, « une chétive voiture« , sous réserve d’avoir signé un papier déchargeant le conducteur de toute responsabilité en cas d’accident ! et de s’être fait une place à l’intérieur, quitte à se faire passer pour un malade contagieux, chaudement emmitouflé selon une méthode que je vous laisse apprécier à la lecture du récit. Départ donc de Digne vers Saint-Paul, à six heures du matin, nombreux arrêts pour changer les chevaux, se restaurer et prendre un peu de chaleur dans les auberges, traversée de la vallée des « Toutunn! », si vous ne savez pas ce que c’est, lisez le livre. L’auteur « revendique la gloire d’avoir découvert et décrit, le premier, le caractère et la physionomie originale des habitants du Toutunn « . Arrivée à Barcelonnette, « Beau pays, gens gracieux, hospitaliers, patriotes et riches en général. Quelques petits verres en trop peut-être, mais les têtes sont aussi solides que les estomacs » pour « enfourcher un Bucéphale dont l’attitude incorrecte dénote un vif désir de ne pas quitter l’écurie« . Mais, vite rappelée à ses devoirs, la monture s’élance vers Saint-Paul. Enfin à Saint-Paul, avec la tourmente de neige dehors, un lit pour prendre un peu de repos avant une dure journée de travail pour vérifier les comptes du receveur des douanes: « Quand les recettes allaient bien, on faisait trois francs par an. Appointements: quatorze cents francs.- Travail : néant. Pardon! Il fallait, tous les mois, faire un état des recettes (vingt-cinq centimes) et des dépenses. »

En lisant ce récit alerte et piqué d’humour, vous vous plongerez dans la vie bas-alpine du milieu du XIXème siècle, un pur régal. Bonne lecture!