Archives mensuelles : février 2013

« Le grand départ »


Le 21 avril 1906, le jeune Émile Roux arrivait à Saint-Nazaire après un long voyage à pieds, en patache et en train depuis le hameau de Rioclar, commune de Revel. Il devait continuer son voyage en embarquant à bord du paquebot transatlantique « La Navarre » à destination du Mexique.


Comme des centaines de jeunes gens de la vallée de l’Ubaye, et d’autres contrées des Basses Alpes, il était le cadet de famille désigné pour aller chercher, sinon fortune, du moins de l’aisance dans différentes activités commerciales, à la suite de leurs ainés partis dés le milieu du XIX° siècle. Avant de s’embarquer, il écrit cette carte postale à ses « chers parents », certainement le cœur serré, et leur adresse un « adieu » qui sonne comme un soupir d’abandon au destin. Mais en même temps, l’on perçoit comme un espoir d’avenir meilleur grâce à ce bateau qui va le « changer de pays ». Il commencera en effet une carrière dans le commerce de tissus, reviendra quelques fois dans sa famille avec quelque pécule mais mourra célibataire au Mexique dans les années 1920 à moins de 40 ans.

Sortie des archives familiales il y a peu, cette simple carte postale apporte de nombreux témoignages.

Elle réfère à la saga de l’émigration des Ubayens et Bas Alpins au Mexique. Mais elle rappelle que pour ces aventures il y a toujours eu un premier pas à faire : quitter sa vallée, aller jusqu’aux rivages de l’Océan que l’on voit certainement pour la première fois et embarquer à bord d’un immense navire de fer, pour une navigation de plusieurs semaines. Il n’y a que la premier pas qui coûte, et l’on peut imager combien il a du être difficile. Combien de nos contemporains refusent de changer de région pour trouver un meilleur emploi ? Combien hésitent à se confier aux ailes d’un avion ?

Retrouvée dans des cartons, avec des centaines d’autres cartes postales, de provenances et d’auteurs les plus divers, mais toutes écrites avec de belles écritures de pleins et de déliés tracées à la plume, elle témoigne d’une époque, d’un mode de vie, d’un système scolaire.

La carte postale est à cette époque ce que sont les téléphones mobiles et les SMS et MMS d’aujourd’hui, un moyen de communication rapide, simple et néanmoins explicite. Mais que restera t’il pour nos descendants de ces coups de fil « t’es où là? », entendus mille fois dans les transports en commun, de ces SMS « Pri bato, A+,  Biz  » ?

Les cartes postales de nos parents sont enfin une source d’une extrême richesse pour reconstituer l’histoire familiale, mais il faut les lire recto et verso. D’abord parce que l’illustration du recto est souvent aussi un message en soi – ici le bateau imposant et puissant a du impressionner les parents, mais les deux adolescents du premier plan, paisibles et gais, rassurent. Ensuite parce que le texte, vous l’aurez observé sur d’autres cartes, entamé au verso déborde souvent au recto. Vieux réflexe de bas-alpins habitués à l’économie où habitude de l’époque ? Une époque dans laquelle le souci de l’économie, ou à tout le moins le gaspillage était une faute.

Pouvons nous imaginer quel effet à pu produire l’arrivée de cette carte postale dans la ferme familiale ? Et les suivantes montrant la ville de Mexico, les paysages et les populations de ce bout du monde ?

 Jean-Claude Allard

L’énergie solaire, les Alpes de Haute-Provence ont un fort potentiel


 L’énergie solaire se classe dans les énergies renouvelables au même titre que l’hydraulique, l’éolien, la géothermie, la biomasse. Renouvelables car quasiment inépuisables contrairement aux énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon) qui à terme vont s’épuiser et contribuent au réchauffement climatique.

L’énergie du soleil est présente partout sur Terre et ce pour une très longue période si on en croit la durée de vie estimée du Soleil. Facile à recueillir et à transformer en chaleur ou en électricité, elle ne produit pas de pollution ni de déchets.

Fort de ses 2 750 heures d’ensoleillement annuel, le département des Alpes de Haute-Provence constitue une communauté privilégiée pour le développement du solaire photovoltaïque que ce soit en toitures de bâtiments ou en centrales au sol.

Comme le montre le Schéma départemental des énergies nouvelles du 04, que vous pourrez consulter sur le site du Conseil Général pour en connaître le détail, les orientations sont ambitieuses.

Le développement de l’énergie photovoltaïque constitue une des grandes priorités du département et une attention particulière sera portée aux initiatives relatives aux projets utilisant les technologies nationales et européennes les plus modernes. Le montant des investissements correspondant s’élève à environ 2 milliards d’euros, ce qui correspond à de nombreux emplois.

Des projets à suivre avec attention.

Nos amis, les Alpins de Haute Provence à Paris


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Les jeunes ont du talent, nous rencontrons aujourd’hui Jérémy Leclaire, dont les parents, Josiane et Alain Leclaire sont installés à Saint-Jean-Montclar pour vivre une retraite paisible. Jérémy lui a créé son emploi en région parisienne. Il vend des condiments, olives et huiles d’olive sur les marchés de Chatenay Malabry, Brunoy et Charenton. N’hésitez pas à aller lui rendre visite si vous voulez déguster des produits de qualité et parler avec un jeune homme dynamique et sympathique.

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Fête de la truffe, avant que la saison ne se termine


Le Vieux Colombier: La fête de la truffe

 Marie et Sylvain Nowak sont heureux de vous proposer, Les 22, 23 et 24 février ainsi que les 1 , 2 et 3 mars leur Menu spécial .

   Le Menu: 69 €

 La mise en bouche

L’œuf poché à la crème de truffes

Le braisé de noix de st jacques, risotto truffé

Le suprême de pintadeau contisé à la truffe, foie gras poêle, légumes de saison en pot au feu

Le petit chèvre truffé, quelques feuilles de salade

La poire au vin et sa gaufre au sucre

 Tel: 04 92 34 32 32

snowak@wanadoo.fr

04190 Dabisse Les Mees

ET LA SCULPTURE FUT!


(présentation de l’exposition par la galerie Bansard)

D’un trait ferme, Frédérique Maillart trace l’esquisse de celle qui deviendra Marie-Madeleine. Par ce trait la forme est pleinement suggérée. L’élan vers le haut dit la supplique, exprime le repentir. La gouache donne toute son ampleur à l’expression de ces sentiments en venant souligner le mouvement suggéré par l’encre de chine. Le dessin vit sa propre histoire. Et pourtant il ne suffit pas à l’artiste qui projette de faire passer son sujet de deux à trois dimensions.

Car c’est à présent sous ses doigts que la terre prend la forme de la sainte, que la silhouette s’allonge, fidèle reproduction de son modèle sur papier dotée de surcroit de son énergie vitale, expression des recherches de sa créatrice.

Des croquis, des terres cuites aux bronzes qui en sont l’aboutissement, voilà tout un ensemble de réalisations dont la conception s’applique autant à l’art du portrait et du buste qu’à la statuaire des héros.

De l’inspiration, du trait primordial à l’oeuvre achevée, la Galerie Bansard invite ses visiteurs, à travers l’oeuvre de Frédérique Maillart, à un voyage dans les limbes de la création artistique, aux sources de l’étude du rendu de l’expression humaine.

Et la sculpture fut !


Formée à l’École des Beaux Arts de Paris, Frédérique Maillart a passé un an sur l’île de Bendor en mécénat chez Paul Ricard puis deux ans à la Casa Velasquez à Madrid.

Son travail a été récompensé par des prix prestigieux dont le prix Wildenstein en 1987, le prix Florence Gould en 1994 et le prix Hure Bastendorf en 2001.

Auteur d’une trentaine de médailles pour la Monnaie de Paris, elle a réalisé des sculptures monumentales à Seyne les Alpes, St Michel l’observatoire et Barcelonnette dans les Alpes de Haute Provence où elle réside.

Avec le parrainage de Benoît Gallet

Président de l’association humanitaire Tulipe

GALERIE BANSARD

26 avenue de La Bourdonnais, Paris 7

01 45 56 12 11 / galerie-bansard.org / aegb@noos.fr

Exposition du 20 au 26 février 2013

Tous les jours de 13h à 19h

Vernissage le 20 février à partir de 18h30

Frédérique Maillart expose à Paris, un évènement à ne pas manquer pour les Alpins de Haute-Provence


Nous vous invitons à aller visiter l’exposition de Frédérique Maillart à compter du 20 février 2013 à la galerie Bansard Paris 7ème

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Conférence du Président du Conseil général


Cette vidéo est réalisée par le Conseil général des Alpes de Haute-Provence et diffusée sur son site que nous nous plaisons à signaler ici pour ceux que ne le connaîtrait pas