Archives mensuelles : décembre 2010

Un livre important pour connaître l’histoire du département : les Basses Alpes de Henri Joannet


Henri Joannet, Alpin de Haute Provence attaché à son terroir et auteur de talent sur différents sujets (histoire, nature, …) s’est consacré dans ce livre, tout simplement intitulé « les Basses-Alpes », à faire revivre le département durant la période de 180 ans qui sépare sa création le 4 mars 1790 de son changement d’appellation en Alpes de Haute Provence, le 13 avril 1970. Il dresse avec pédagogie un tableau complet, sans être jamais fastidieux, des caractéristiques majeures qui font toute l’originalité de ce département. La géographie, aux superbes paysages, mais ingrate pour la vie agricole autant qu’urbaine et le tracé des voies de communication. Lire la suite

Bibliographie, la recommandation des Alpins: « Paul Reynaud, un indépendant en politique »


Dés 1914, date de son premier mandat électif comme conseiller général dans les Basses Alpes (canton de Saint-Paul) suivi en 1919 d’un mandat de député dans le même département, jusqu’à sa mort en 1966, Paul Reynaud, né à Barcelonnette en 1878, fut actif en politique, faisant entendre une voix résolue et novatrice, mais souvent isolée, sur les grandes questions politiques qui se posaient à la France (ou qu’elle voulait esquiver). Il s’engagea notamment avec détermination durant l’entre-deux-guerres, pour préserver l’avenir et la puissance de la France, en se battant pour la réforme des finances (il obtint la dévaluation), de la diplomatie et de l’outil militaire, deux domaines qu’il ne put faire évoluer. Reconnu comme un esprit hors pair, il ne réussit cependant pas à faire avancer ses idées auprès de la classe politique qui ne l’appela à la magistrature suprême (Président du Conseil) que lorsqu’elle se sentit perdue. Il dut alors faire face aux journées de mai juin 1940 et vécut à la suite cinq années de captivité.

A sa libération, il reprit avec obstination une carrière politique pour prendre position sur la décolonisation, la construction de l’Europe, la mise en place de la V° république, mais il dut aussi se battre pour établir la vérité sur son rôle dans la défaite.

Thibault Tellier, maître de conférence à l’université de Lille-III-Charles de Gaulle, a consacré sa thèse de doctorat à l’étude de la contribution de Paul Reynaud au maintien de la puissance française dans l’entre-deux-guerres. Utilisant les outils et les méthodes rigoureuses de la recherche historique, il a ensuite prolongé ses travaux pour écrire une biographie de Paul Reynaud.

Cet ouvrage présente un double intérêt. Il donne un éclairage complet d’une œuvre politique qui, du fait de la position  de Paul Reynaud en 1940, et malgré ses actions préalables, est bien souvent réduite, de façon injuste,  à la responsabilité de la défaite française. Il est un outil historique précieux pour comprendre les raisons politiques qui ont conduit la France, première puissance mondiale après sa victoire de 1918 à l’ignominieuse défaite de 1940, et celles qui ont ensuite contribué à son redressement d’après-guerre et à sa marche vers la construction d’une Europe apaisée et unie.

« Tout au long de sa carrière, Paul Reynaud aima à rappeler ses origines bas-alpines » écrit Thibault Tellier. C’est donc légitimement que tout Bas-Alpin ou Alpins de Haute Provence peut reconnaître en lui un illustre « pays » dont l’œuvre novatrice mais trop méconnue nous est présentée avec talent et rigueur dans cet ouvrage. Lire cette biographie et mieux faire connaître Paul Reynaud relève donc pour nous du devoir de mémoire. Mais quel plaisir que de parcourir ce livre écrit dans un style souple, limpide, structuré, riche de faits et d’anecdotes, tout en faisant surgir avec clarté les grands mouvements d’une longue carrière.

Thibault Tellier, Paul Reynaud, un indépendant en politique 1878-1966, Fayard, Paris, 2005 – ISBN 2-213-62314-7

La vallée de Barcelonnette au temps de Paul Reynaud


(Cliquez sur la photo pour suivre les liens- quelques secondes de patience … merci)

La ville de Barcelonnette

Les villages proches de Barcelonnette

Les élus des Alpes de Haute Provence au 93éme Congrès des maires


 

 

 

 

 

 

 

Le 93éme Congrès des maires et présidents des communautés de France s’est tenu à Paris le 25 novembre 2010. Les deux importantes réformes en cours concernant les mesures financières et l’organisation territoriale ont été au cœur des débats.

Les élus ont fait connaître leurs inquiétudes quant à la limitation de leur liberté d’action en matière de ressources financières (remplacement de la taxe professionnelle par des dotations financières) alors que les collectivités locales sont, par leurs investissements, les principaux soutiens de l’activité économique. D’un autre coté, ils ont insisté sur la juste mesure en termes de définition de normes réglementaires afin d’éviter d’épuiser les budgets des communes dans une course à la mise aux normes de leurs équipements.

Concernant la réforme territoriale (intercommunalité, aménagement des compétences départementales et territoriales), les élus ont réaffirmé leur attachement au principe de la commune, tout en reconnaissant l’intérêt de l’intercommunalité, mais qui doit être à leurs yeux un outil au service des communes et non devenir une norme administrative.

Le sort des territoires ruraux a été évoqué avec force, et nous retiendrons ce sujet qui intéresse particulièrement les élus du département. Le congrès a plaidé notamment pour défendre le droit des espaces ruraux à l’accès aux services modernes (très haut débit informatique, désenclavement par la facilité de transport) et la garantie d’un aménagement des espaces harmonieux avec le rôle des SCOT – Schéma de Cohérence Territoriale (voir notre bulletin n° 69 sur le SCOT du pays de Manosque en cours de réalisation).

Les élus ont également plaidé pour le développement d’une action locale dans un cadre européen et ont souhaité que l’association puisse mieux participer à l’élaboration des réglementations et programmes communautaires, afin de défendre notamment les services sociaux d’intérêt général et l’orientation des aides pour la dynamisation des territoires les plus fragiles, en particulier les espaces ruraux.

Le 24 novembre, à l’invitation des élus du département (les députés Bianco et Spagnou et le sénateur Domeizel), les élus locaux se sont retrouvés à l’Assemblée nationale pour un déjeuner commun, suivi de la participation à la séance de l’Assemblée nationale pour écouter le discours de politique générale du nouveau Premier ministre. Notre association a participé à cet événement et a développé ses contacts avec les maires.

Dîner « Voeux 2011 »


Notre dîner « Voeux 2011 » aura lieu le mardi 11 janvier 2011 au restaurant de l’Assemblée nationale en la présence de M. Jean-Louis Bianco, député et président du Conseil général des Alpes-de-Haute-Provence.

Inscription avant le 6 janvier 2011

Bulletin d’inscription ici: 11 janvier 2011 invitation

Dîner conférence du 1° décembre 2010 avec M. Thibault Tellier: « Paul Reynaud, un indépendant en politique »


Bibliographie: lire ou offrir, le livre objet de culture et de plaisir. « Sur les crêtes de Haute Provence »


Bibliographie: lire ou offrir, le livre objet de culture et de plaisir. « Sur les crêtes de Haute Provence »

 

Les paysages des Alpes de Haute Provence, entre Ubaye, Durance, Verdon et la frontière italienne, offrent sous un ciel lumineux, à partir des nombreuses crêtes, cols, sommets et colles, de superbes perspectives sur le relief tourmenté des Préalpes, ceinturées à l’horizon par les hautes montagnes de l’Ubaye, des Hautes Alpes ou de l’Italie.

Les régions des Préalpes de Digne, des gorges du Verdon, du Moyen Verdon et du pays d’Annot striées de barres rocheuses, de souples collines, de profondes vallées, parsemées de villages blottis au creux de vergers ou arrimés à flanc de pente appellent le visiteur à la marche curieuse, à la contemplation, au bonheur de vivre. Lire la suite

Bibliographie: le livre objet de culture ou de plaisir. La route Napoléon sur les traces de l’Empereur


Napoléon vaincu en 1814 se voit attribuer, par le traité de Fontainebleau du 11 avril 1814, la souveraineté de l’île d’Elbe. Il s’emploi immédiatement à développer cette petite île méditerranéenne de 12000 habitants, tout en se tenant informé des événements en Europe et notamment en France où la grogne monte contre le régime de Louis XVIII. Au début de 1815, il estime la situation propice à une tentative de retour au pouvoir et il s’embarque avec une poignée de fidèles pour la France. Le 1° mars 1815, il débarque à Golfe-Juan  d’où il estime pouvoir faire « voler l’aigle, avec ses couleurs nationales, de clocher en clocher jusqu’aux tours de Notre-Dame ». Louis XVIII avait abandonné le drapeau tricolore « les couleurs nationales » au profit du drapeau blanc.

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