1888: création de la Société fraternelle des Alpins de Haute Provence à Paris

La première réunion des pères fondateurs de l’association s’est tenue en 1888 et a donné lieu au compte-rendu suivant: « Le mardi 7 février 1888, une trentaine de Bas Alpins se sont réunis à Paris sur la convocation de Messieurs Audifred, député, Jean Caire, artiste peintre et Jaume, rentier, qui ont pris l’heureuse initiative de grouper leurs compatriotes habitant la capitale.
Tous ont accueilli avec le plus grand plaisir la proposition qui leur était faite de constituer une Société et ont adressé leurs félicitations avec leurs remerciements aux promoteurs de cette entreprise. D’un commun accord, il a été décidé que l’on fonderait une Société dite : Société amicale des Bas Alpins.
Pour l’organisation de cette Société on a nommé une commission chargée d’élaborer des statuts et de provoquer une réunion générale pour la constitution définitive de la Société. »

Le 3 mars 1888, se tenait une seconde réunion, que l’on peut qualifier d’assemblée générale constitutive, même si à cette époque, les procédures de constitution d’association n’existaient pas. Au cours de cette réunion, la commission chargée d’élaborer les statuts a présenté son travail. Le compte rendu suivant était fait à l’issue de la réunion.

« Pour se constituer, la Société s’est trouvée composée d’une soixantaine de membres présents, auxquels il convient d’en ajouter plusieurs autres qui, n’ayant pu se rendre à la réunion ont néanmoins transmis leur adhésion.
La commission d’organisation a d’abord présenté son bureau à l’assemblée.
Puis la parole a été donnée à Monsieur Joly, vice Président, qui a fait connaître en quelques mots le but et les avantages de la société.
Allocution de M Joly :
« Messieurs,
Quelques Bas-Alpins habitant Paris ont eu l’heureuse idée de se réunir et convoquer leurs compatriotes. A la vérité cette idée-là plusieurs l’avaient eu depuis longtemps ; mais il s’agissait de la mettre à exécution. Nous sommes venus une vingtaine, notre nombre a grossi, nous avons multiplié les appels, et nous sommes prêts a nous constituer. Soyez donc, Messieurs, les bienvenus.
Il y avait ici, comme en toute Société un travail de préparation et d’organisation qui devait être fait…….
Vous pourrez en juger facilement nous avons voulu faire appel à tous les Bas-Alpins sans distinction de classes, de fonction, ni d’opinion ; nous avons voulu les grouper dans une réunion fraternelle, affectueuse, gaie, sans parti pris et préservée par avance contre tout péril de division….
Beaucoup de Bas-Alpins émigrent au loin, beaucoup passent dans les grandes villes, et notamment à Paris, une bonne partie de leur existence. Autant de raisons, Messieurs pour chercher à nous réunir ici, pour y former un centre qui attire et où l’on soit sûr de retrouver quelque chose du pays et du foyer.
Nous ne voulons, encore une fois, qu’apprendre à nous connaître, renouveler d’anciennes amitiés, en établir de nouvelles, nous rendre mutuellement service toutes les fois qu’il sera possible, en tout cas, passer en commun d’agréables heures. »

Au cours de cette réunion, les statuts ont été soumis à l’assemblée qui les a approuvés à l’unanimité. Puis a eu lieu la nomination des membres du bureau d’administration. On a alors dressé une première liste des adhérents.
Ainsi constituée, la Société amicale des Bas-Alpins n’eut qu’une durée éphémère ; au bout de quelques mois les réunions ne furent plus suivies et cessèrent d’avoir lieu.
Elles manquaient d’attrait ces réunions que fréquentaient seuls quelques hommes ; il aurait fallu organiser de loin en loin des soirées dans lesquelles pussent se rencontrer les charmantes Bas-Alpines de la capitale.
C’est ce qu’ont compris quelques compatriotes dévoués parmi lesquels il convient de citer au premier rang Messieurs Léopold Arnaud, Philibert Sébastien et Angelin Julien.

Sans ménager ni leur temps, ni leur peine, après avoir recherché les adresses des Bas-Alpins habitant Paris, ils ont convoqué ceux-ci à une réunion dans laquelle devait être discutée la reconstitution de la Société. Leurs efforts ne furent pas d’abord couronnés de succès et la réunion projetée ne put avoir lieu à raison du petit nombre de compatriotes ayant répondu a leur appel.
Loin de se décourager, ils multiplièrent leurs démarches et réussirent peu de temps après à réunir une assemblée assez nombreuse dans laquelle furent jetées les bases de la reconstitution de la société.
Une assemblée générale tenue le 19 décembre 1895 approuva les statuts et procéda à l’élection du bureau qui fut ainsi composé :

Président : Jean Caire
Vices présidents : MM. Léopold Arnaud et Alexandre Agnel
Trésoriers  : MM. Angelin Julien et Alexandre Gorde
Secrétaires  : MM. Philibert Sébastien et Henri Brun
Administrateurs : MM. Louis Arnaud, Albert Colomb, André Honorat et Isidore Roux.

Le 18 janvier 1896 eut lieu la première soirée musicale et dansante qui réussit pleinement. A partir de ce jour la vitalité de la Société était assurée.
En effet, indépendamment des réunions ordinaires des 1er et 4ème samedis de chaque mois, les soirées chantantes et dansantes se succédèrent nombreuses et brillantes au point de faire une réputation de mondanité à la Société des Bas-Alpins.

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